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Prévention des bronchiolites : une étude montre que Beyfortus serait plus efficace qu’Abrysvo

Pour la première fois au monde, une étude de pharmaco-épidémiologie compare les deux stratégies préventives contre le VRS.

23/12/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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Alors que la France est actuellement en pleine épidémie de bronchiolite, deux stratégies préventives existent actuellement contre le VRS : l’immunisation directe par injection au nouveau-né de l’anticorps monoclonal nirsevimab (Beyfortus) ; et l’immunisation indirecte par la vaccination des femmes enceintes par Abrysvo (entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée). Cependant, la Haute Autorité de santé n’a pas tranché sur la place d’une stratégie par rapport à l’autre. Et jusqu’à présent, aucune étude en vie réelle n’avait comparé les deux approches.

C’est désormais chose faite - et pour la première fois au monde - par le groupement d’intérêt scientifique entre l’ANSM et la Cnam, Epi-Phare, qui vient de publier, dans The Journal of the American Medical Association (Jama), les résultats d’une étude de pharmaco-épidémiologie. Réalisée à partir des données du Système national des données de santé (SNDS) en 2024-2025 - première saison de déploiement conjoint du Beyfortus et Abrysvo - , elle a porté sur plus de 42 560 nourrissons nés entre septembre et décembre 2024. La durée médiane du suivi a été de 84 jours, aux cours desquels sont survenues 481 hospitalisations pour VRS, dont 212 dans le groupe Beyfortus et 269 dans le groupe Abrysvo.

Les calculs ont alors mis en évidence une meilleure protection grâce au Beyfortus, avec une réduction de 26% du risque d’hospitalisation pour infection liée au VRS par rapport à Abrysvo. Les formes sévères de l’infection étaient particulièrement diminuées : de 42 % concernant les admissions en réanimation ou soins intensifs pédiatriques, de 44 % concernant le recours à l’oxygénothérapie et de 43 % concernant les intubations.

L’ANSM conclut cependant que "les deux approches restent toutefois efficaces d’après les essais cliniques et études en vie réelle et c’est aux parents de décider, avec l’information donnée par leurs professionnels de santé, comment protéger leur enfant".

Références :

D’après un communiqué de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 22 décembre) ; et un communiqué d’Epi-Phare (22 décembre).

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