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DMP non alimenté par le médecin : la sanction financière censurée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a censuré plusieurs dispositions de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026. Outre le régime de pénalité en cas de manquement à l'obligation d'alimenter le DMP, les Sages ont déclaré contraire à la Constitution l'autorisation préalable de l'Ordre pour la pratique de la médecine esthétique. 

31/12/2025 Par Aveline Marques
PLFSS 2026
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Dans une décision rendue le 30 décembre, le Conseil constitutionnel a largement validé les dispositions de la LFSS pour 2026 sur lesquelles il avait été saisi par les députés insoumis

Les Sages ont notamment déclaré conforme à la Constitution le principe d'une limitation de la durée de prescription des arrêts de travail (article 81). "Le législateur a souhaité assurer un suivi médical régulier de la personne en arrêt de travail et maîtriser la dépense d’indemnités journalières. Ce faisant, il a poursuivi un but d’intérêt général et entendu satisfaire à l’exigence de valeur constitutionnelle qui s’attache à l’équilibre financier de la Sécurité sociale", constate le Conseil constitutionnel. 

Il relève par ailleurs que "le nombre de prolongations susceptibles d'être prescrites pour un même arrêt de travail n'est pas limité" et que les médecins ont la possibilité "de déroger à ce plafond lorsqu'ils justifient, sur la prescription, de la nécessité d'une durée plus longue au regard de la situation du patient". "Dans ce cadre, le prescripteur peut notamment déroger à la durée maximale de prescription lorsqu'un assuré pourrait, au regard de la démographie médicale, ne pas avoir accès à une consultation médicale à temps pour prolonger son arrêt de travail", interprètent les Sages.

Plusieurs dispositions, identifiées comme des cavaliers sociaux, ont toutefois été censurées par le Conseil constitutionnel. Tel est le cas de la modulation des rémunérations forfaitaires en fonction de la part de la patientèle prise en charge dans une zone médicalement sous-dense et des rémunérations spécifiques pour les centres de soins non programmés (article 60). 

L'article 69, qui soumet la pratique de la médecine esthétique à une autorisation préalable de l'Ordre, est également supprimé.

Déremboursement des prescriptions des médecins de secteur 3 : ne se prononce pas

Enfin, le Conseil constitutionnel a censuré l'article 85, qui instaurait un régime de pénalité en cas de manquement des professionnels de santé ou des établissements aux obligations de report dans le dossier médical partagé (jusqu'à 2500 euros par manquement, dans la limite de 10 000 euros par an). 

"Ces dispositions n'ont pas d'effet ou un effet trop indirect sur les dépenses ou les recettes des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement", relève-t-il.

Concernant les autres dispositions de la LFSS, et notamment l'article 76 qui dérembourse les prescriptions des médecins de secteur 3, le Conseil constitutionnel "n'a soulevé d'office aucune autre question de conformité à la Constitution" et ne s'est donc pas prononcé sur leur constitutionnalité, est-il indiqué dans cette décision. 

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4 débatteurs en ligne4 en ligne
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
J'aurais préféré l'abandon de l'obligation de consultation, car : -nécessite de s'y connecter (pas tj possible, fait planter l'ordi, pas organisé) -et pas tj nécessaire, stt pour mes patients MT, lorsqu'ils viennent pour une angine, une entorse récente Pour le chronique, responsabiliser les patients : si bio/imagerie prescrit par un spécialiste obligation de le signaler/l'apporter au MT, à défaut l'examen redondant est remboursé au 1/2 tarif... Nous sommes bien à ce régime pour les prescription CCAM ! Juste partage des règles !
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852 points
Débatteur Passionné
Ophtalmologie
il y a 1 mois
Ils ne se prononcent pas sur le déremboursement des secteurs 3 parce qu'ils savent qu'il est illégal au regard des dispositions européennes, notamment celles qui abrogent le monopole de la sécurité sociale. Imprégnation idéologique et désir de ne surtout rien changer au système pour permettre à beaucoup de continuer à profiter de leurs privilèges. Ils sont tétanisés par la perspective d'un déconventionnement massif. Pendant qued'autres ne pourront plus se soigner dans les déserts médicaux encore pourvus de médecins non conventionnés. Mais ce n'est pas leur problème. Ils appellent ça égalité.
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865 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
je ne comprends pas pas pour le secteur 3 le conseil constitutionnel ne se prononce pas. ça veut dire quoi ?
 
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