Vincent Macaigne en "Médecin de nuit" face à ses démons

14/06/2021 Par AFP
Insolite
Un thriller poisseux, où Vincent Macaigne donne le meilleur de sa noirceur: en salles mercredi, "Médecin de nuit" met en scène un Parisien au bout du rouleau, qui se retrouve seul face à ses démons.
 

Dans ce film d'Elie Wajeman, pas de héros en blouse blanche. Mickaël (Vincent Macaigne) est un médecin de nuit mal rasé, sillonnant un Paris âpre et violent avec son blouson de cuir fatigué, sa mallette de docteur, et une fâcheuse tendance à se réfugier dans le travail pour fuir ses problèmes. Car cet homme doux qui soigne les oubliés, personnes isolées dans leurs appartements, toxicomanes, se débat entre son couple en sursis, sa jeune amante (Sara Giraudau, l'une des espionnes du "Bureau des Légendes") qui le réclame, son frère pharmacien (Pio Marmaï) qui verse dans le trafic d'opioïdes pour se refaire une santé financière… Son destin bascule lorsqu'on lui demande de prescrire du Fentanyl, un opioïde dont le trafic a fait des ravages sanitaires aux Etats-Unis.Trafiquants prêts à tout, administration qui préfère blâmer les médecins qu'ouvrir les yeux sur la toxicomanie... Il devra faire les bons choix pour survivre.   Il est allé suivre des médecins dans leur tournée Trublion du théâtre contemporain, metteur en scène et auteur, Vincent Macaigne, vu l'an dernier dans la comédie sentimentale "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait", s'éloigne ici des rôles de sympathique hurluberlu dans lesquels son air de nounours... fait merveille, comme dans "La bataille de Solférino". "Au cinéma, on nous projette vite dans le même genre de choses... Qu'Elie (Wajeman) me fasse confiance pour un personnage qu'on a moins vu au cinéma, c'est génial parce que ça vous remet au travail", a-t-il expliqué à l'AFP. Pour ce rôle, il a fait "pas mal de sport pour (se) mettre dans un truc plus dur, plus violent". "Et puis j'ai d'abord commencé par passer mon permis !", s'esclaffe l'acteur.  

C'est un film où on se précipite vers la fin, qui se passe en une nuit, “presque en temps réel", souligne-t-il. "Le film ne laissait aucune place pour la détente". Il a aussi appris de son propre frère, légiste, et est allé suivre des médecins dans leur tournée avec le réalisateur. Ce dernier livre ici un "troisième film noir", après "Alyah" (2012), son premier film avec déjà Pio Marmaï, puis "Les Anarchistes" (2015), situé au tournant du XXe siècle avec Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos. "Pour être aussi attiré par la nuit et la marge, il faut être poète. Vincent est le poète que je cherchais, c'est un personnage libre comme ce médecin", souligne le cinéaste.

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