Accusés par Fatôme de répandre des "fake news", les soignants contre-attaquent
Plusieurs organisations et syndicats de soignants dénoncent les récents propos de Thomas Fatôme et Marguerite Cazeneuve dans la presse. Ces derniers "choisissent l'agressivité, qualifiant nos alertes de 'fake news'", lancent médecins, internes et infirmières, dans un communiqué commun.
Alors que les médecins sont en grève, le directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, et son ancienne numéro 2, Marguerite Cazeneuve, se sont chacun exprimés dans la presse. "En réalité, la plupart des mesures [de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, NDLR] qui touchaient directement les médecins libéraux, comme la surtaxation des dépassements d'honoraires, n'ont pas été adoptées", a notamment indiqué l'ex-directrice déléguée de la Caisse, dans Libération.
"Les mesures qui étaient très mal perçues par les médecins, comme la taxation des dépassements d'honoraires en secteur 2, n’y figurent plus. Les nombreux allers-retours sur le texte ont généré beaucoup de questions et de fake news", a, de son côté, affirmé Thomas Fatôme, dans Le Quotidien du médecin.
Des prises de paroles que dénoncent, ce jeudi 8 janvier, plusieurs organisations et syndicats de médecins, d'internes et d'infirmières*, dans un communiqué commun. "Alors que les soignants tirent la sonnette d'alarme", Thomas Fatôme et Marguerite Cazeneuve "choisissent l'agressivité, qualifiant nos alertes de 'fake news'", écrivent les organisations.
"Cette brutalité frappe tous les soignants"
"La réalité est pourtant inscrite" dans la LFSS 2026, affirment-elles. "Cette brutalité frappe tous les soignants, à l'image des infirmiers libéraux qui ont vu, dès juin 2025, leur rémunération amputée autoritairement de 70% pour certains soins aux patients fragiles (comme les perfusions longues pour les malades en soins palliatifs)", poursuivent les signataires du communiqué.
Pour ces derniers, "cette violence administrative a un seul but : faire des économies aveugles, sans aucune vision de santé publique", estiment-ils, pointant une "gestion comptable" "catastrophique". "Au lieu de protéger la population, Thomas Fatôme et le Gouvernement gèrent des tableurs Excel", lancent les organisations et syndicats.
"Les soignants ne sont pas le problème", insistent-ils, invitant les citoyens à s'indigner et à soutenir le mouvement de grève des professionnels de santé. "Ensemble, exigeons un système de santé qui soigne, et non qui sanctionne", lancent-ils.
*Médecins pour demain, Jeunes médecins, Syndicat des infirmiers libéraux (ONSIL), Syndicat des internes des hôpitaux de Paris, Force ouvrière des organismes sociaux, Syndical national des infirmiers libéraux (Infin'IDELS) et Collectif médical du Sud-Est
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