Le faux infirmier, obsédé par les veines, condamné à 5 ans de prison
Un ancien élu, qui se faisait passer pour un infirmier afin de réaliser des piqûres à des femmes, a été condamné jeudi à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Quimper (Finistère). Sa peine est assortie d'une injonction de soins.
Un faux infirmier obsédé par les veines des femmes a été condamné, jeudi 7 janvier, à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Quimper pour agressions sexuelles et exercice illégal de la profession d'infirmier. Cette sanction, assortie d'une injonction de soins et d'une interdiction de séjour dans le Finistère pendant cinq ans, est conforme à la peine maximale qu'avait requise le parquet lors du procès, début décembre.
Nicolas G., 44 ans, a appris sa condamnation par visioconférence depuis la prison de Ploemeur (Morbihan), où il est incarcéré depuis le 10 décembre pour de nouveaux faits présumés d'exercice illégal de la profession d'infirmier et de pharmacien. Il sera jugé pour ces faits à Lorient le 2 février 2026.
Le procureur avait insisté sur la "dangerosité patente" et les risques de récidive du prévenu, déjà condamné pour des faits similaires en 2021. Il avait également fustigé la personnalité perverse et manipulatrice de cet ancien élu municipal et entrepreneur, qui a profité de son statut pour pratiquer des prises de sang et des injections illégales sur des dizaines de femmes pendant plus de vingt ans.
Une obsession "pour les piqûres"
Le prévenu prétextait la participation à une fausse étude médicale pour convaincre ses victimes. "Le fondement essentiel du comportement du prévenu est le mobile sexuel. La prise de sang, la vaccination sont pour lui une source de plaisir et d'excitation sexuelle", avait relevé le magistrat, reprenant des déclarations de l'experte psychiatre lors du procès.
Le faux infirmier proposait, en outre, à certaines de ses victimes des méthodes de relaxation, à base de massages censés provoquer un "orgasme thérapeutique". Huit femmes ont dit avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées.
"Son obsession pour les piqûres est son obsession principale", avait plaidé son avocat, Me Yann Le Roux. Selon lui, seule une minorité de victimes ont été concernées par des faits de nature sexuelle.
Au total, Nicolas G. était poursuivi pour des injections et des prises de sang illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021 ; il a reconnu la plupart des faits.
[avec AFP]
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